smerep

# Twenty : CASA 93 : Quand la mode dépasse le périph’

Par Cyriaque Levoir

Le 14 septembre, 2017

Vous vivez en banlieue ? La mode vous fait rêver mais vous n’avez pas les moyens de vous payer une école ? Ne manquez pas les portes ouvertes de CASA 93, samedi 16 septembre, de 10h à 18h.

13/09/2017

 

 

CASA 93, c’est quoi ?

 

Imaginez la rencontre entre l’école 42, la School of life et la mode, et vous obtiendrez, approximativement, CASA 93. L’objectif, dénicher les talents de demain et mettre en avant les cultures urbaines des quartiers populaires, trop souvent absentes des tapis rouges, selon la fondatrice, elle-même née en banlieue.

 

 

« Nous cherchons des jeunes qui ne rentrent dans aucune cases. Des jeunes qui créent les tendances au lieu de les suivre »

 

 

Tout commence en 2006, à Rio, dans la favela de Vidigal. Nadine Gonzalez fonde Casa Geraçao, une école de mode associative et gratuite, à la fois école de vie, bureau de style et atelier de création, pour permettre aux jeunes des favelas, de 18 à 25 ans, de développer leur créativité et leur talent. « Nous cherchons des jeunes qui ne rentrent dans aucune cases. Des jeunes qui créent les tendances au lieu de les suivre » Explique Nadine.

 

Fondée sur un système pédagogique sur mesure et un recrutement sélectif, l’école propose à ses étudiants un accès direct au milieu de la mode grâce aux intervenants et à des partenariats avec des marques reconnues du secteur. Une sorte de gentrification à l’envers, si vous préférez. Au lieu de chasser les jeunes des périphéries, on leur donne les clés nécessaires pour bien démarrer leur ascension sociale. Une dynamique plus que positive et au combien nécessaire.

 

Cette année, la CASA débarque à Saint Ouen,  au MOB, et propose un cursus en trois volets. Un premier dédié à la Création (processus créatif, Mode en image), un second à la communication et au savoir Faire (vêtement, complétés de « projets spéciaux » réalisés avec des partenaires acteurs/transformateurs locaux qui valorisent différentes expressions artistiques de la périphérie) et un troisième, qui consistera à l’élaboration d’une collection collective, à la fin du cursus.

 

Un programme riche, donc, élaboré sur plusieurs semaines, avec une sélection à la fin des six semaines préparatoires, où les besoins et les compétences de chaque élève seront analysés.

 

Les professeurs étant tous bénévoles, l’école propose des cours du soir, de 18h à 22h, pour permettre à tous, élèves compris, d’exercer une activité professionnelle la journée.

Afin d’obliger les jeunes à une assiduité rigoureuse, une garantie de trente-deux euros leur sera demandé et un euro sera retiré, par absence.

« Nous mettons nos réseaux en jeu et il n’est pas question Lire la suite sur Twenty en cliquant ici